De plus en plus de professionnels du football cherchent à passer d’entraineur à agent FIFA. Grâce à leur expérience terrain, leur réseau et leur compréhension des joueurs, les entraîneurs disposent souvent d’atouts précieux pour réussir l’examen FIFA et accompagner des carrières dans le football professionnel.
Dernière mise à jour : 19/06/2026
Chaque session officielle de l’examen d’agent FIFA voit des entraîneurs de football décrocher leur licence, sans formation juridique, sans diplôme en droit du sport et parfois sans avoir ouvert un traité de droit des contrats de leur vie.
L'expérience du terrain, le réseau construit au fil des années, la capacité à analyser un joueur en quelques minutes d'observation, ainsi que la gestion des egos et des pressions du football professionnel, sont des compétences que l'examen FIFA ne mesure pas directement, mais que le marché des agents valorise fortement.
Passer d'entraîneur à agent FIFA ne représente pas une rupture. Pour beaucoup, il s’agit plutôt d’une continuité logique, d’un prolongement naturel du rôle d’accompagnement et de gestion que certains entraîneurs exercent déjà au quotidien sans forcément en avoir pleinement conscience.
Voyons à présent pourquoi le profil d’entraîneur peut représenter un véritable avantage dans le métier d’agent sportif et quelles sont les étapes nécessaires pour réussir cette transition.

Les motivations des entraîneurs qui envisagent une reconversion vers le métier d’agent sont multiples, mais certaines reviennent régulièrement dans les témoignages de professionnels ayant franchi le pas.
Un entraîneur côtoie des joueurs pendant une saison, parfois deux. Il les observe, les comprend, les fait progresser, puis les voit partir. Devenir agent permet de prolonger cette relation dans le temps et d’accompagner un joueur sur l’ensemble de sa carrière, depuis la formation jusqu’aux dernières années du parcours professionnel.
Peu d’acteurs du football sont confrontés aussi régulièrement aux problématiques contractuelles que les entraîneurs. Joueurs en fin de contrat, transferts entrants et sortants, négociations salariales ou gestion des effectifs font partie de leur quotidien. Cette proximité avec le marché des transferts peut progressivement susciter un intérêt pour le métier d’agent sportif.
La carrière d’entraîneur reste instable. Les contrats sont souvent courts, les licenciements fréquents et la pression permanente. Développer cette activité permet à certains entraîneurs de rester dans l’environnement du football tout en construisant une activité professionnelle plus durable sur le long terme.
Depuis l’entrée en vigueur du FFAR (FIFA Football Agent Regulations) en janvier 2023, la profession d’agent est désormais encadrée par un règlement international strict. Cette nouvelle réglementation a restructuré le marché en excluant les intermédiaires non licenciés, ce qui ouvre davantage d’opportunités aux profils sérieux, compétents et bien préparés.
Un entraineur qui souhaite devenir agent de joueurs possède déjà des compétences professionnelles que la majorité des candidats à l'examen FIFA n’ont pas.
Un agent performant doit avant tout savoir identifier les bons profils. Il doit être capable d’évaluer si un joueur peut franchir un palier, s’adapter à un championnat étranger ou répondre aux exigences tactiques d’un club ciblé.
Un entraîneur développe cette capacité au quotidien depuis des années. Cette expertise, construite à travers des milliers d’heures d’observation et de terrain, correspond précisément à l’une des qualités les plus recherchées dans le métier d’agent.
Le métier d’agent repose fortement sur le réseau. Directeurs sportifs, recruteurs, entraîneurs, préparateurs physiques ou membres du staff médical constituent les interlocuteurs réguliers du secteur.
Un entraîneur ayant évolué dans des environnements semi-professionnels ou professionnels dispose souvent d’un carnet d’adresses construit sur la confiance et l’expérience partagée, ce qui représente un avantage considérable au moment de développer une activité d’agent.
Gérer un vestiaire implique de négocier en permanence. Discussions autour du temps de jeu, gestion des attentes des dirigeants, échanges avec des agents ou arbitrages sportifs font partie du quotidien d’un entraineur.
Avec le temps, celui-ci apprend à défendre ses positions sous pression, à convaincre sans imposer et à trouver des compromis dans des contextes parfois tendus. Ces qualités correspondent directement aux réalités du métier d’agent sportif.
C’est probablement l’avantage le plus difficile à mesurer, mais aussi l’un des plus importants. Un joueur qui recherche à être accompagné par un professionnel ne veut pas uniquement un bon négociateur. Il cherche également une personne capable de comprendre ses contraintes, ses ambitions sportives et les réalités du terrain.
Un ancien entraineur possède souvent cette compréhension de manière naturelle et immédiate, ce qui peut renforcer la confiance et la qualité de la relation avec les joueurs qu’il accompagne.
La reconversion d'entraîneur à agent FIFA ne s'improvise pas et nécessite un véritable travail d’apprentissage réglementaire. La bonne nouvelle est que l’examen d’agent FIFA n’est pas un concours de droit. Il s’agit avant tout d’un test de connaissance des règlements de la FIFA, de leur logique, de leurs mécanismes et de leurs implications pratiques.
L'examen se compose de 20 questions à choix multiples à traiter en 60 minutes, avec un seuil de réussite fixé à 75 %, soit 15 bonnes réponses sur 20. Depuis la session 2025, l’épreuve se déroule entièrement en ligne conformément à la circulaire FIFA n°1919.
L’objectif n’est pas de rédiger des contrats ou de plaider devant une juridiction, mais de maîtriser les textes qui encadrent le métier d’agent de joueurs.
Le taux de réussite officiel à l’examen d’agent FIFA en 2025 était de 18 % à l’échelle internationale, pour un total de 7 745 participations. Ce chiffre reflète surtout un manque de préparation structurée plus qu’une difficulté inaccessible des textes réglementaires de la FIFA.
Des entraineurs, scouts ou directeurs sportifs sans formation juridique obtiennent leur licence à chaque session. SportsAgent Institute accompagne justement ces profils avec un matériel pédagogique conçu à partir des documents officiels utilisés lors de l’examen FIFA et mis à jour à chaque nouvelle session.
Le FFAR et la FIFA ont standardisé le processus d'obtention de la licence, et les étapes sont désormais clairement définies.
La demande de licence s’effectue sur la plateforme officielle des agents FIFA. Les critères d’éligibilité incluent notamment des conditions de moralité ainsi que l’absence de certains antécédents disciplinaires. Cette première vérification prend seulement quelques minutes mais conditionne l’ensemble du processus.
Avant d’intégrer un programme de préparation, identifier précisément ses lacunes représente un gain de temps important. Un diagnostic rapide portant sur l’ensemble des matières présentes dans le matériel pédagogique officiel de la FIFA permet de concentrer ses efforts sur les thèmes réellement nécessaires.
Il s’agit de l’étape la plus importante. La préparation à l’examen d’agent FIFA va bien au-delà d’une simple lecture des règlements. Elle repose notamment sur :
L’inscription s’effectue sur la plateforme officielle agents.fifa.com selon le calendrier publié par la FIFA. Après la réussite de l’examen, avec un seuil fixé à 75 % soit 15 bonnes réponses sur 20, la licence est accordée une fois la cotisation annuelle FIFA réglée.
La théorie est une chose. Les parcours concrets en sont une autre. Voici deux profils qui illustrent, chacun à leur manière, ce que la transition d'entraîneur à agent de joueurs peut produire lorsqu'elle est menée avec méthode.

Yassine Askri représente l’un des exemples les plus parlants de cette reconversion. Son parcours ressemble à celui de nombreux entraîneurs issus du terrain. Ancien joueur en région parisienne avec un passage en centre de formation professionnel à Louhans-Cuiseaux, il se tourne ensuite vers l’encadrement et la formation.
Éducateur, entraîneur puis directeur technique, il développe progressivement une véritable expertise dans l’identification de jeunes talents parfois ignorés par les structures professionnelles.
C’est justement cette réalité qui déclenche sa transition vers le métier d’agent. En accompagnant de jeunes joueurs en région parisienne, dont certains deviendront internationaux comme Ibrahima Konaté, futur défenseur du RB Leipzig puis de Liverpool, il constate les difficultés rencontrées par certaines familles et les problèmes d’accompagnement dans les débuts de carrière.
En avril 2017, Yassine Askri obtient sa licence d’agent sportif FFF. Il fonde ensuite MyFootballConcept et signe rapidement son premier joueur professionnel, Ousmane Kanté, ancien défenseur du Paris FC.
Moussa Sissoko, à ne pas confondre avec l’international français du même nom, illustre également l’importance du réseau dans le métier d’agent. Avant de devenir conseiller puis agent de joueurs, il évolue comme éducateur dans plusieurs clubs amateurs, notamment à Saint-Jean-de-Beauvais et dans la région de Beauvais.
Au fil des années, il construit un réseau solide sur le terrain, ce qui lui permet ensuite de participer à plusieurs opérations importantes dans le football français.
Son client le plus connu est Ousmane Dembélé, attaquant du PSG et de l’équipe de France, qu’il accompagne depuis ses débuts et tout au long de son ascension vers le très haut niveau, notamment lors de son transfert vers le FC Barcelone.
Non. Depuis l'entrée en vigueur du FFAR en janvier 2023, toute personne fournissant des services d’agent doit détenir une licence FIFA valide. Exercer sans licence expose l’entraîneur, le joueur représenté ainsi que le club impliqué à des sanctions disciplinaires devant la Chambre des agents du Tribunal du Football de la FIFA.
Oui. Les résultats le montrent clairement. Sur la plateforme SportsAgent Institute, 97 % des candidats réussissent l'examen, quelle que soit leur formation initiale. Des entraineurs, scouts ou directeurs sportifs sans bagage juridique obtiennent leur licence FIFA à chaque session.
Oui. Le FFAR encadre explicitement la représentation des entraîneurs en plus de celle des joueurs. Il s’agit d’un marché souvent moins saturé que celui de la représentation de joueurs, et un ancien entraîneur y bénéficie généralement d’une crédibilité naturelle particulièrement valorisée.
La reconversion d'entraîneur à agent FIFA repose avant tout sur un changement de rôle au sein du même environnement, avec les mêmes interlocuteurs, les mêmes enjeux et les mêmes réalités du football professionnel.
L'examen d’agent FIFA est devenu un passage obligatoire depuis la réforme du FFAR en 2023. Il demande une réelle maîtrise des règlements, mais reste accessible à toute personne qui se prépare sérieusement, quel que soit son parcours académique.
Ce que l’examen ne mesure pas directement, en revanche, correspond souvent aux principaux atouts d’un entraîneur, comme la lecture du jeu, la compréhension des profils, la crédibilité acquise sur le terrain et le réseau construit au fil des années dans le football.
L’évolution du marché va dans cette direction. La FIFA a structuré la profession afin d’écarter les profils opportunistes et de renforcer la légitimité des agents licenciés. Cette transformation profite naturellement aux entraîneurs qui possèdent déjà une expérience concrète du football et une compréhension approfondie du milieu.